samedi 29 décembre 2007

Parce que!

"Salut H, Son choix n'est pas aussi incompréhensible qu'il puisse le sembler, même si c'est dur bien sûr. T'inquiète pas pour moi, je l'aimais énormément et le connaissait bien mais c'est aussi pour ça que je le comprends. Si tu souhaites m'appeler, tu peux. Mon numéro c'est 06... Sinon, on est en train de compiler toutes les choses qui ont été dites à son propos avant la crémation. C'était un bel hommage, à son image je crois, qui a aussi permis à l'ensemble des gens de mieux comprendre. Je te ferai parvenir cette compilation de textes si tu le souhaites. En attendant, bonne fin d'année, bisous. K."

dimanche 16 décembre 2007

Pourquoi?

"Salut H. !
Désolé de t'annoncer ça de but en blanc, mais hier soir S. s'est suicidé.
J'écris à tous les amis qu'il avait dans ses contacts Hotmail.
Je voulais juste que tu l'appennes.
Si tu as besoin d'en parler ou quoi, tu peux soit me joindre moi, soit K. son frère.
B."

mardi 4 décembre 2007

Super-héros?

Superman est mort, vive Clark Kent!
Il a souvent l'air triste et le nez collé à son écran d'ordinateur.
Clark Kent porte des costumes sombres d'homme pressé, d'énormes lunettes et la même coupe que Sid Sawyer (le frère de Tom).
Il mange toujours tout seul mais il lit en même temps.
Tout le temps...
Clark Kent lève de temps en temps la tête et me cherche du regard.
Mais Fantômette n'est pas si bête (?).
C'est à ce moment là qu'elle baisse la tête.

mercredi 14 novembre 2007

Police partout?

"Je conviendrai sans peine que la paix publique est un grand bien: mais je ne veux pas oublier cependant que c'est à travers le bon ordre que tous les peuples sont arrivés à la tyrannie. Il ne s'ensuit pas assurément que les peuples doivent mépriser la paix publique: mais il ne faut pas qu'elle leur suffise. Une nation qui ne demande à son gouvernement que le maintien de l'ordre est déjà esclave au fond du coeur." Alexis de Tocqueville De la démocratie en Amérique, 1830

lundi 22 octobre 2007

Procrastination puissance 10

Jamais, dans ma longue vie de procrastinatrice, je n'ai atteint une telle maîtrise, un tel professionnalisme. Les papiers s'entassent, certaines lettres restent fermées pendant que d'autres sont lues de droite à gauche (elles sont pourtant bien écrites en français si si). Je crois même qu'à ce rythme, je n'aurai bientôt plus aucune existence administrative...
Il y a l'assurance maladie, la CAF, les impôts, la sécu et bien d'autres encore, mais le pire c'est quand même cette foutue carte d'identité!!!
Tous les papiers sont dans mon sac depuis des mois, je sais que je dois aller déposer mon dossier de renouvellement mais j'en suis incapable. Incapable de me décider à aller à la préfecture de Police de Paris. Blocage total. En attendant, je me fais des frayeurs (et des films) parce que si je me fais contrôler par un fonctionnaire du Sarkoland, je risque de me retrouver en centre de rétention vite fait bien fait. Je n'ai aucun papier sur moi. Pas de passeport (il est périmé et au fond d'un tiroir dans le Sud), pas de permis de conduire (jamais eu), et plus de carte d'identité. La loose! Reste mon pass navigo mais je crois pas que ça suffira pas à apaiser monsieur l'agent. Quand je parle de ma vie de "sans-papiers" avec des vrais sans-papiers du côté de Barbès ou de Belleville, ça les fait marrer. Je trouve pas ça drôle moi. Pourquoi moi et pas eux? D'accord, contrairement à eux, je suis considérée comme française même si comme eux, sur parole (et à vue d'oeil) on peut en douter! C'est triste non? Tant d'histoires pour un morceau de papier plastifié et une peau un peu trop bronzée?
Pour me rassurer, je me dis qu'il reste les empreintes digitales, seul moyen à ce jour d'échapper à un mois de misère en centre de "dé/ré-tention" suivi d'un aller simple Paris/Casablanca.
Maintenant que je t'en parle, le doute me saisit camarade, je suis pas persuadée qu'au commissariat de la Goutte d'Or, ils soient équipés de ce genre de fichiers informatiques. Chez eux, c'est plutôt chatterton et flashball...
Demain, je vais à la préfecture.

mardi 18 septembre 2007

La quadrature du cercle

Il dit de moi que je suis la reine de l'esquive, que je refuse de grandir et que je nourris mon syndrome Peter Pan. Il dit encore que je manque de délicatesse dans mes propos et que je lui rappelle les héroines de Virginie Despentes; des filles révoltées, incapables de se résigner, agitées et toujours dans l'urgence! Il me demande d'ailleurs quelle est l'urgence. Il rajoute qu'il ne me sent pas prête, que je suis désenchantée et que j'ai oublié mes rêves. Quand je lui parle de tout et de rien, il me demande souvent quel est le rapport. Ensuite il me parle de sa vision de l'amour. Une vision quelque peu capitaliste selon moi. Je ne me gêne pas pour le lui faire remarquer. Il qualifie ça d'exigence et me parle d'un cap à franchir et du temps que cela nécessite... Selon lui, je devrai penser à arrêter mes enfantillages mais il me demande 20 fois: "c'est quoi l'adresse de ton blog?". J'ai fait la sourde oreille 19 fois, la 20ème fois, je lui ai répondu qu'il y avait déjà trop de passage et que ça n'allait pas être possible. Il a continué à parler d'Amour, et ça m'a fait marrer. C'était presque gnangnan. Ça l'a énervé, il m'a fait remarquer sèchement que s'écouter et écouter l'autre dans une relation amoureuse, c'était un Travail. Il m'a traité de niaise parce que je continuais à rire. Et il a terminé en me disant que de toute façon maintenant il ne serait jamais très loin... Quel rapport? Tempête sous un crâne.

mercredi 12 septembre 2007

Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil

Chasseuse de textes, en quête de renaissance. Ma seconde vie a failli me tuer et pour de vrai! Plus rien n'est pareil. Le cri des mouettes a été remplacé par celui des corbeaux. Maâlich! L'amour de celui qui donne est plus fort que la haine de celui qui (re) prend. C'est le dollar en guise de gri-gri qui me l'a dit! Grâce à Lui, aujourd'hui, je me réjouis de la disparition de mon ancien moi (et je te parle pas de mon psy quand je dis lui...). Scénario digne d'un "cold case" spécial université, et hop! Retour dans le passé mais "pour de vrai". Ce we avec Lui, j'ai fait de la balançoire, jeté des pierres dans un jardin, trempé mes pieds dans une rivière, j'ai lu, me suis souvenue, parlé, écrit, mots-fléchisé. Et je me suis rappelé d'une vieille leçon (vieille de 10 ans) apprise trop tôt et à l'arrache. Parfois un être humain peut en blesser un autre par le seul fait d'exister et d'être lui même. C'est con hein?

vendredi 24 août 2007

M le Maudit

I just don't know what to do with myself

Don't know just what to do with myself

I'm so used to doing everything with you

Planning everything for two

And now that we're through

I just don't know what to do with my time

I'm so lonesome for you it's a crime

Going to a movie only makes me sad

Parties make me feel as bad

When I'm not with you

I just don't know what to do

Like a summer rose needs the sun and rain

I need your sweet love to ease all the pain

I don't know just what to do with myself

I don't know just what to do with myself

Baby if your new love ever turns you down

Come back

I will be around

Just waiting for you

I don't know what else to do

Like a summer rose needs the sun and rain

I need your sweet love to ease all the pain

I don't know just what to do with myself

I don't know just what to do with myself

Baby if your new love ever turns you down

Come on back

I will be around

Just waiting for you

I don't know what else to do

No no no

I don't know what else to do

I'm just so crazy for you

lundi 13 août 2007

Episode dépressif?

Une enquête de l'OMS définit la dépression comme la persistance chez l'individu d'au moins 4 symptômes: Tristesse, diminution marquée de l'intérêt ou du plaisir, réduction de l'énergie, augmentation de la fatigabilité, troubles de l'appétit ou du sommeil, ralentissement ou agitation psychomotrice, sentiment d'infériorité ou de culpabilité inappropriée (?), difficultés de concentration et idées noires. Moi qui ne pensait jamais être en mesure de battre un quelconque record. Je crois que je peux commencer à rêver.

lundi 6 août 2007

Miss Tic en vrac

"Ivre morte pour la Patrie Mon corps est un chant de bataille Dans quel Etat j'erre? Pour des ébats participatifs, protégeons les enfants, utilisons des préservatifs! Impur désir d'avenir, la France du bas résille. Silence, on détourne. La France aux Maliens et la Bourgogne aux escargots. Impôt sur l'infortune! Est-il urgent d'attendre? Fendue, défendue. La fille coupée en deux. Pas d'idéaux juste des idées hautes. Créer, c'est résister. Idéaliste, devenez idéal. Revenue de tout, j'y suis retournée. Dépasser le passé, toute une histoire... Partir un peu et revenir beaucoup. J'ai des réserves d'indienne. Si tu me disais ta soif, est-ce que ça calmerait la mienne? Sorcière égarée dans un monde sans magie. La poésie est un sport de l'extrême... Les actes gratuits ont-ils un prix? Tomber en amour, une chute vers le haut. Je prête à rire mais je donne à penser. C'est la vie, ça va passer. L'émoi passe. Peut-on réussir ce qu'on rate?"

vendredi 20 juillet 2007

So many faces...

So many faces dans ce bateau rouge... Des jumeaux qui ne se ressemblaient pas, un MC qui ne voulait pas "conscientiser" les esprits gratis. Le lendemain:fusion, publipostage, mails, fax , téléphones qui sonnent, bout du tunnel quai de la gare? Littérature-prisunic, musique-MTV base, rue Pasteur, bombes Montana, pitt-bull indisposé. Tatouages d'Amour écrit sur l'asphalte avec de la craie blanche, inscrits sur les miroirs d'un bar des années 30', s'accrocher au comptoir pour ne pas s'évanouir. Dgiz avec qui l'onde pourrait être si belle... Délimiter ou re-militer? Me soulager. Croire à nouveau, malgré la céramique qui va se poser sur mes dents à la rentrée! En attendant arrêter le vin blanc, les chemins de fer et les paradis artificiels? Tuer Peter Pan.Aimer Peter Pan? Ne pas faire volte face mais sauver sa face!

mercredi 4 juillet 2007

Aragon style!

Il y a des choses que je ne dis a Personne Alors Elles ne font de mal à personne Mais Le malheur c'est Que moi Le malheur le malheur c'est Que moi ces choses je les sais

Il y a des choses qui me rongent La nuit Par exemple des choses comme Comment dire comment des choses comme des songes Et le malheur c'est que ce ne sont pas du tout des songes

Il y a des choses qui me sont tout à fait Mais tout à fait insupportables même si Je n'en dis rien même si je n'en Dis rien comprenez comprenez moi bien

Alors ça vous parfois ça vous étouffe Regardez regardez moi bien Regardez ma bouche Qui s'ouvre et ferme et ne dit rien

Penser seulement d'autre chose Songer à voix haute et de moi Mots sortent de quoi je m'étonne Qui ne font de mal à personne

Au lieu de quoi j'ai peur de moi De cette chose en moi qui parle

Je sais bien qu'il ne le faut pas Mais que voulez-vous que j'y fasse Ma bouche s'ouvre et l'âme est là Qui palpite oiseau sur ma lèvre

O tout ce que je ne dis pas Ce que je ne dis à personne Le malheur c'est que cela sonne Et cogne obstinément en moi Le malheur c'est que c'est en moi Même si n'en sait rien personne Non laissez moi non laissez moi Parfois je me le dis parfois Il vaut mieux parler que se taire

Et puis je sens se dessécher Ces mots de moi dans ma salive C'est là le malheur pas le mien Le malheur qui nous est commun Épouvantes des autres hommes Et qui donc t'eut donné la main Étant donné ce que nous sommes

Pour peu pour peu que tu l'aies dit Cela qui ne peut prendre forme Cela qui t'habite et prend forme Tout au moins qui est sur le point Qu'écrase ton poing Et les gens Que voulez-vous dire Tu te sens comme tu te sens Bête en face des gens Qu'étais-je Qu'étais-je à dire Ah oui peut-être Qu'il fait beau qu'il va pleuvoir qu'il faut qu'on aille Où donc Même cela c'est trop Et je les garde dans les dents Ces mots de peur qu'ils signifient

Ne me regardez pas dedans Qu'il fait beau cela vous suffit Je peux bien dire qu'il fait beau Même s'il pleut sur mon visage Croire au soleil quand tombe l'eau Les mots dans moi meurent si fort Qui si fortement me meurtrissent Les mots que je ne forme pas Est-ce leur mort en moi qui mord

Le malheur c'est savoir de quoi Je ne parle pas à la fois Et de quoi cependant je parle

C'est en nous qu'il nous faut nous taire

Louis Aragon (1963)

mardi 3 juillet 2007

Etre ou ne pas être de gauche?

C'est quoi être de gauche dans "la France d'après"? J'ai lu un article posté sur un blog et j'ai trouvé cette définition de Deleuze particulièrement juste. Alors Raphael? C'est quoi être de gauche? Lis donc ça...on en reparle! « C’est d’abord une affaire de perception. Ne pas être de gauche, c’est quoi ? c’est un peu comme une « adresse postale ». Partir de soi, la rue où l’on est, la ville, le pays, les autres pays, de plus en plus loin. On commence par soi et dans la mesure où on est privilégié et où on est dans un pays riche, on se dit « Comment faire pour que la situation dure ? ». On sent bien qu’il y a des dangers et que cela ne va pas durer. Oulala la Chine …comment faire pour que l’Europe dure encore, etcetera. Etre de gauche, c’est l’inverse. C’est percevoir d’abord le pourtour des choses. Le monde, le continent, l’Europe, la France, la rue de Bizerte, moi. C’est un phénomène de perception, percevoir d’abord l’horizon. Ce n’est pas par générosité, ni par morale, c’est une question d’adresse postale. Tu vois à l’horizon, tu sais simplement que cela ne pourra pas durer, ces milliards de gens qui crèvent de faim et cette injustice absolue. On considère que ce sont là les problèmes à régler. Et ce n’est pas se dire simplement : il faut diminuer la natalité. C’est trouver des arrangements, les agencements mondiaux. Etre de gauche, c’est souvent que les problèmes du tiers monde, sont plus proche de nous que les problèmes de notre quartier. C’est vraiment une question de perception. Pas de belle âme. C’est ça d’abord être de gauche pour moi».

vendredi 29 juin 2007

Fuck my Love!

G A C C D M é, é O B I A D I E U

mardi 26 juin 2007

Incertitudes

Plus trop envie d'écrire sur le blog ces derniers temps. Tu me diras, vu les derniers évènements, ça calme! Sans parler du choc entre le virtuel et le réel, je me demande tout simplement à quoi me sert vraiment ce blog? Contrairement à certaines personnes, j'ai décidé d'en parler autour de moi, et j'ai pas trié, j'en ai juste parlé aux gens avec qui j'avais envie de le partager... Je pensais naïvement que ça me forcerait à être honnête, que ça m'obligerait à rester vraie et bien évidemment, je me suis plantée! Ça me bloque. Autocensure? Oui bien sûr, dans le sens ou je ne peux pas raconter ce que je veux, toi même tu sais non? C'est frustrant, j'aurai dû anticiper l'angoisse... (Anticipation anxieuse?) Faut que je trouve la réponse rapidement je sais. Parce qu'on s'emmerde grave ici en attendant...ben ouais, que veux-tu? On est un con. Tu savais pas?

vendredi 15 juin 2007

Paris est trop petit

L'avenir n'est plus ce qu'il était a dit Paul Valéry... Comme c'est (beau) bien dit non? Je doit dire qu'en ce qui me concerne, le passé ne doit plus rester tel qu'il est! Anxiogène à mort... Puisque je suis direct dans le vif (de la chair?) du sujet, je dois t'annoncer que cette semaine, j'ai battu des records. Hardcore. J'ai dû perdre au moins 10 ans d'espérance de vie avec toutes ces conneries. Je tiens pas à rentrer dans le détail mais toute cette accumulation de stress, les coups de pression à répétition, les nerfs à vif, eh ben tout ça, ça ne fait qu'aggraver ce que mon psy nomme "Vivre dans l'anticipation anxieuse". Je vais lui dire quoi maintenant, si même les personnages virtuels de mes romans (d'auto-fiction) se mettent à exister dans ma second life? (je vais pas y arriver!C'est moi qui te le dit, putain, c'est pas comme ça que je vais y arriver...) Je comptais aller ou? C'est la seule question que tu te poses? Ben on va laisser tomber la réponse parce que même moi je sais pas encore. Le seul truc dont je sois à peu près sûre, c'est que c'est trop injuste ce qui m'arrive. Oui, trop injuste, t'as bien lu! Je dois sûrement être en mesure d'en tirer des conclusions non? Ah, ça y est, j'en ai trouvé une de conclusion. Paris, c'est trop petit.

samedi 2 juin 2007

Second life?

Tu veux savoir ce qui se passe en ce moment dans ma iv?
Je gigote et je cogite...
Yesterday is history.
Tommorow is mystery.
(ben vi, moi aussi je peux me la jouer anglophone...)
Risposta?
c'est la réponse vive, instantanée faite à un interlocuteur agressif...pour ma part, la riposte s'organise sous la forme d'une asso loi 1901 quelque part vers Château Rouge, entre le boulevard (quoi??? tu connais toujours pas le boulevard? bon ben je te conseille d'aller faire un saut chez Virgin/Fnac, tu demandes au gentil vendeur l'album d'Haroun "au front" et pour 12 euros, sensations fortes assurées... crois-moi.) et le square.
T'as envie de jouer à question pour un (con) champion?
Comment appelle-t-on une personne qui marche (ou danse) sur une corde raide?
Et puis aussi, comment appelle-t-on celui qui est chargé d'achever le taureau si l'estocade n'a pas réussi?
1/ Funambule
2/ Puntillero
Pour terminer ce post, je vais citer Alain puis Paul Valéry: (je sais, je sais, ça saoule les citations, c'est comme les proverbes...c'est totalement dépassé)
"L'action la plus folle appelle aussitôt une riposte de même qualité" (n'est-ce pas petit Nicolas?)
" Les évènements ne sont que l'écume des choses, ce qui m'intéresse c'est la mer" (n'est-ce pas M?)
NB: Si t'as rien compris à ce post, c'est pas grave, moi non plus...on y verra plus clair la prochaine fois.
Et en attendant,on garde la pêche!

jeudi 17 mai 2007

KO mental?

"J'ai du coeur mais pas d'estomac et je me fais du cinéma sur l'écran noir de mes nuits blanches..."
En ce moment, l'ambiance n'est pas à la fête et je passe mes jours et mes nuits à me prendre la tête!
Dans tous les sens du terme.
Je te laisse imaginer.
Surréaliste parce qu'impossible d'accepter la réalité telle qu'elle se présente à moi.
Pathétique, je me dissous et fond à vue d'oeil.
C'est bien la seule réalité que j'arrive à accepter, je rentre à nouveau dans du "petit" 36.
Je contrôle ce qui rentre dans ma bouche mais pas encore ce qui en sort.
Un putain de Chaos (KO moral?).
Mes états d'âme me désespèrent et me coûtent très chers... (toi même tu sais hein?)
En attendant la révélation (la résignation?), je vais essayer de ne plus tourner en rond autour de la place du colonel et d'arpenter le boulevard plus souvent.
Quoi?
Tu connais pas le boulevard?
(Faut zoner un peu, tu verras la vie autrement...)
Et promis juré craché (tfou), j'arrête de croire au Prince Charmant (qui sauve de tout) car moi aussi, je viens de le voir se casser la gueule du haut de son skate de merde.
Il avait même pas de cheval blanc le mien...
Tu connais la haine?
A la fin du film, M. dit une phrase bizarre "le plus important c'est pas la chute mais l'atterrissage".
Et je dois te dire un truc, je viens juste de comprendre.
Et là,tu vois, j'ai la haine.

jeudi 10 mai 2007

Riposte

COUVRE-FEU
Que voulez-vous la porte était gardée
Que voulez-vous nous étions enfermés
Que voulez-vous la rue était barrée
Que voulez-vous la ville était matée
Que voulez-vous elle était affamée
Que voulez-vous nous étions désarmés
Que voulez-vous la nuit était tombée
Que voulez-vous nous nous sommes aimés
Paul Eluard Poésie et vérité.

mercredi 25 avril 2007

La procrastination et moi

Je vois d'ici la tronche de certaines personnes... Mais qu'est-ce qu'elle raconte encore comme conneries et puis d'abord c'est quoi la PRO-CRASSE-TI-NATION? Pour aller vite, et surtout pour faire simple (sinon après je mélange tout et n'importe quoi!), la procrastination, c'est la triste habitude de ne rien faire alors que le temps presse et que justement tout reste à faire... C'est un ensemble de petites manies (de sales habitudes oui!) des façons de faire qui exaspèrent les gens "normaux". Après avoir cité Gide (ça,c'était histoire d'avoir l'air intéressant), je vais revenir à des citations qui me correspondent plus. Valérie Lemercier a dit lors d 'une récente interview pour une revue psychologisante (à mort!) : "Je ne suis pas bizarre puisque je veux être normale". Simple, précis et efficace comme citation, non? Tu auras naturellement déduit chère lectrice (ou lecteur) que telle VL, je ne me considère pas (plus) comme "anormale". Et ceci, depuis que j'ai réalisé à quel point tout le monde autour de moi joue à avoir l'air "normal"! (petite précision, ceux qui ont l'air les plus normaux sont bien souvent les plus dangereux...il faut juste le savoir, et je préfère te prévenir.) Il faut quand même que je t'explique comment j'ai réussi à mettre un nom sur ce mal mystérieux dont j'étais gravement atteinte, je parle bien sûr de la procrastination (nommer tu sais, c'est reconnaître l'existence de quelque chose et c'est vachement important crois-moi!). T'as entendu parler de F.Weyergans, lauréat du prix goncourt l'année dernière pour son roman "3 jours chez ma mère"? L'auteur raconte comment il n'arrive pas à pondre le roman que lui demande son éditeur, et surtout, il nous explique ce qu'est la procrastination. Pour lui, c'est l'organisation d'un long week-end chez sa mère, un moment imaginé tous les jours face à sa feuille blanche, un séjour rêvé, idéalisé mais jamais réalisé... La procrastination, c'est ptêt finalement pas si grave que ça en a l'air n'est-ce pas? C'est juste un de ces multiples blocages d'ordre psychologique tu me diras; Sûrement. Je te répondrai que là ou ça devient grave (et handicapant), c'est lorsque l'on passe pour quelqu'un que l'on n'est pas (au choix, une fainéante, une égoiste, une menteuse, une manipulatrice...). En gros, celle qui promet tout le temps et qui ne fait jamais. Pour illustrer encore plus clairement, je dirai même que si j'avais fait ce que j'aurai dû faire, si j'avais été celle que je voulais être, si j'avais soigné ma procrastination galopante, et bien je serai peut-être un peu moins chiante... Et M. ne m'aurait peut-être pas dit: "it's over, but life goes on" Je me suis dit à moi même "Pauvre conne".

dimanche 15 avril 2007

"Versailles" Made in Bled

Extraits, Géo Histoire "Corsetée de murailles, Meknès (550.000 âmes) et sa médina dominent l'Oued Boufekrane et les plateaux du Sais, entre le Moyen-Atlas au sud et le pré-Rif au nord." La cité royale conçue par Moulay Ismail est inscrite au Patrimoine de l'Unesco depuis 1996 (ah bon? quelle bonne nouvelle!). Moulay Ismail (1646-1727), c'est le 2ème souverain de la dynastie des Alaouites, celui qui va décider à 26 ans de "bâtir une cité si belle qu'elle le propulserait vers la légende" et pour réaliser son (doux?) rêve, il choisit Meknès ("ville" fondée au 10ème siècle). Si certains historiens ont qualifié Meknès de Versailles marocaine, c'est à cause d'une anecdote que je vais m'empresser de raconter ici: "Le Sultan voulait épouser une fille légitimée de Louis XIV, Anne-marie de Bourbon, princesse de Conti, dont Ben Aicha, son ambassadeur à Versailles, lui avait vanté les mérites. Le mariage ne s'est pas fait, mais le Roi-Soleil a offert ses pendules en retour!" (Bon ok, l'anecdote est sympa mais pas de chance pour la cité d'à côté qui fut pillée pour bâtir la ville royale, il s'agissait en l'occurence de Volubilis.) Y a même eu Pire mais tu t'en doutes un peu non? Allez réflechis, tu vas trouver... Et oui, moi aussi j'essaie (Clin d'oeil au passage à A. et au pingouin voyageur) de comprendre d'ou je viens donc qui je suis...Tu me suis? (Et ça, c'est pas si vieux...comme anecdote!) Et si je t'en cause aujourd'hui, ici, c'est pas simplement parce que j'ai lu et revu le géo ce WE, c'est aussi parce que c'est là-bas que je suis née il y a (déjà!) 30 ans. Pour terminer, je tiens à te dire cher lectrice que si tu n'aimes pas l'Histoire et que tu préfères les jeux vidéos, ben je te conseille de t'initier à Caesar (jeu dont le but ultime est de parvenir à être nommée gourverneuse d'une province romaine...tout en s'attirant les grâces (les multiples rackets) de César, et tu verras à quoi pouvait ressembler la société romaine. Attention, c'est pas si simple que ça, pour gagner à ce jeu, faut bien comprendre ce qu'on attend de toi! Pour accéder au Pouvoir suprême, il faudra que tu construises un forum, des bains publics, un Capitole, des maisons pour loger le peuple qui vient d'on ne sait jamais trop ou (et par vagues successives en plus!). Il faut également leur construire des temples, booster le Capital, je veux dire le commerce, cultiver des oliviers...Tu vois le genre quoi? Tu verras, c'est fou comme ils courent vite les petits personnages pour venir se mettre à l'abri chez toi dans ta province romaine... (Est-il bien nécessaire de te dire que j'ai fini par me mettre à dos César et ses gros bras?) Donc finalement, si tu a besoin de réviser cette période de l'Histoire ou tout simplement si Dieu t'a donné la flemme de lire des livres d'Histoire, c'est pas bien grave, tu peux toujours télécharger Caesar ou Age of Empires...(celui là c'est si tu préfères d'abord connaître la fin de l'histoire.)

dimanche 8 avril 2007

"Elle passe"

Je n'ai pas trouvé le temps cette semaine pour écrire (enfin sur le blog pas sur mes carnets). M. est rentré du Costa Rica et j'avoue passer la majeure partie de mon temps libre (après 19h!) avec lui. Mais bon, je n'ai pas ouvert ce blog pour parler de lui mais pour parler de moi. Donc en ce qui me concerne, cette semaine, j'ai lu quelques passages du journal d'André Gide et je peux te dire que sa quête permanente d'authenticité, son besoin de s'affranchir des contraintes morales et puritaines, sa soif de vivre "vrai", son amour de la liberté, et bien tout ça, ça me touche énormément... Si je te dis que Gide est antifasciste, anticolonialiste, anti-stalinien et que Malraux a dit de lui qu'il était un "contemporain capital" (merci la Pléiade), je crois que j'aurai dit l'essentiel de ma semaine. Cette semaine, c'était Gide, M. et moi... Mais cette semaine, c'était aussi l'inquiétude liée à la maladie de mon père. Les coups de fils à ma mère... Un putain de sentiment de culpabilité lié à l'éloignement. Envie de partir en WE dans le sud pour embrasser mon papa, lui dire que tout va bien se passer, que la maladie c'est comme la vie, faut faire avec, qu'on n'a pas le choix! Pour finir, je laisserai Gide lui dire que "Chaque âge est capable d'une perfection particulière"... Et je le serrerai fort dans mes bras.

mardi 27 mars 2007

Garde la pêche!

"Je viens pas de la té-ci mais de Marly...je viens pas de Panam mais..." Qui n'a pas entendu ce morceau qui passe en boucle et dans lequel un jeune rappeur black nous parle du malaise des jeunes ruraux. Enfin, il parle surtout de son malaise à lui vu qu'il sait pas trop comment il a atterri dans ce bled. En tant que jeune femme issue de l'immigration (moi je préfère dire de la décolonisation) et de la campagne (bien) française, je me suis tout de suite sentie concernée par le sujet. Je me suis dit mais pourquoi tout le monde se marre en écoutant ce truc. Je me disais, ils y ont pensé à ces jeunes avant de se marrer? Maintenant que le décor est planté, je peux donc dire comme Kamini que je ne viens pas d'un ghetto mais d'un tout petit village (j'insiste sur le "tout petit"merci). Attention bien que petit, c'était pas n'importe quel village non plus! Un village circulaire (t'aimerais bien savoir ce que c'est un village en circulades hein?) paumé parmi d'autres villages circulaires, bon ok y en avait aussi des rectangulaires, des en forme de trapèze, d'autres sans queue ni tête, bref un tas de minuscules villages en pleine campagne Audoise. Je disais donc que ce charmant village circulaire (c'est pas ironique, c'est vraiment charmant, en plus ça te fera réviser les débuts de l'urbanisme en Europe médiévale) était au coeur de rien du tout. Enfin si, des champs de blé,des plaines, une petite montagne noire ,une cité de Carcassonne (mais bon, le seul truc c'est qu'elle était à 20 bornes la belle cité médiévale et surtout y avait pas de métro, pas de bus non plus, si si, c'est vrai). Des champs de Tournesols, des vignes à perte de vue, mais toujours pas de MJC à l'horizon... Normal, tu me diras y a pas de jeunes. Faux! Y en a pas beaucoup, c'est pas pareil... Y avait bien ma soeur et mon frère (plus jeunes que moi) avec qui je pouvais jouer aux Cités d'Or dans le jardin (tu connais pas le jeu des Mystérieuses Cités d'Or ? ben tu sors d'où toi sérieux?). Parfois quand l'envie (l'ennui?) me prenait de changer de décor, je pouvais aller me poser sur un banc municipal entre 2 mémés qui parlaient patois (bon moi, à l'époque, je parlais aussi bien le français que l'arabe mais pour le patois je te jure c'était chaud...) ou bien alors m'incruster discrètement au milieu d'un groupe de vieux retraités qui squattaient tout le temps la place publique (la seule) du village! D'ailleurs, certains pépés parfois tapaient la discut' mais c'était pas de l'arabe, pas du français non plus, ni du patois... Wesh,qu'est ce tu me parles toi? Longtemps après, j'ai compris qu'il s'agissait de réfugiés espagnols. Ado, j'adorais particulièrement reprocher à mes parents de m'avoir "enterrée vivante"! Ça peut être violent une ado en colère non? Tout ça, c'était pour te dire qu'à cette époque, je mesurais pas la chance que j'avais de pouvoir grandir telle une petite sauvageonne (que je suis restée) en pleine nature (quasi) sauvage aussi... Le bonheur de courir pieds nus dans l'herbe fraîchement arrosée, les cerises que l'on cueille en s'accrochant à l'arbre, les tomates que l'on croque à pleine dent, les grillades dans le jardin dès l'arrivée des beaux jours et le chant des criquets. Tout ça, tu vois, je comprenais pas.

dimanche 25 mars 2007

Divan blog?

Il y a déjà 2 ans que j'ai découvert l'existence d'une communauté de blogger. Pas spécialement branchée réseaux ou autres NTIC, ma curiosité m'a poussé à approfondir cette découverte. Je suis plutôt addict au carnet de notes perso que je trimballe au fond de mon sac, et sur lequel j'écris frénétiquement dès que l'envie (ou le besoin) se fait sentir! Dans un café enfumé (plus pour longtemps), dans un train en direction du Sud, dans un appartement entourée d'inconnus, chez mes parents (surtout chez mes parents!), dans mon appartement, seule ou avec une amie, devant mon mec (rarement), toute seule (le plus souvent!)... J'écris donc n'importe ou, ou plutôt un peu partout, du moment que ça me soulage. Je disais donc que j'avais découvert l'existence de carnets intimes ultra high tech grâce auxquels un nombre incroyable de gens tentaient de faire la même chose que moi! Écrire (n'importe quoi peut être) mais écrire quand même. C'est fou non? Parmi cette foule d'anonymes qui se bouscule sur le web, j'ai découvert des univers vraiment surprenants: - Comme celui de cette jeune fille qui vit dans la ville rose et qui depuis le film de Sofia Coppola sur Marie-Antoinette se prend pour une princesse. Sorte de Barbara Cartland 2007. Du rose, du rose toujours du rose encore du rose (pour avoir vécu à Toulouse, je vous interdit de vous moquer, ça peut atteindre le cerveau vite fait bien fait!). Elle nous parle dans son blog de sa boisson favorite, le thé de Noël (?). Elle cause aussi de masques hydratants ultra design,de sacs qui coûtent la moitié d'un SMIC, elle parle aussi de ses sorties du samedi après-midi... ou ça? ben ou ça à votre avis? Au salon de thé bien sûr! Au détour de syndromes prémenstruels, elle te parle vite fait de son Prince, celui qui a la chance de partager sa vie de château. Elle nous rappelle combien ça peut être utile un petit ami, surtout lorsque l'évier est bouché... - Il y a aussi le blog de M., une femme libre, mûre et insoumise qui a même eu droit à son quart d'heure de gloire (bon, j'exagère un peu, il ne s'agissait que d'une interview dans libé... mais bon quand même). M.au moins, c'est une grande fille, elle sait que le Prince charmant s'est cassé la gueule il y a un longtemps, en tombant bêtement du haut de son beau cheval blanc. - Si (je dis bien si) je devais décerner la palme d'or du blog qui tue tout,j e l'attribuerai à A. sans hésitation aucune, jeune célibattante parisienne aux amours complexes (voire complexantes!). A., c'est pas le genre de fille à se prendre pour une princesse. C'est plus Xena la guerrière que Candy au pays des bisounours, si tu vois ce que je veux dire! Son truc à elle, c'est pas le thé de Pâques (?) mais plutôt la bonne binouze bien fraîche, le pot de mousse comme elle l'explique si bien. C'est aussi les terrasses de café, les soirées arrosées, les nuits blanches et les voyages immobiles. Que du lourd! Va pas t'imaginer que je sois sexiste, attention, pas du tout, je survole également des blogs de garçons. Par exemple, je traîne un peu sur celui de H. ,journaliste parisien bobo (c'est un pléonasme non?)qui partage volontiers ses théories historico-socio-économico-politicardes (poli tocardes?). Je dois avouer que ce n'est pas par le plus pur des hasard que j'ai atterri sur son espace de blabla mais bien sur les conseils de R. (un ami qui le connaît pour avoir travaillé avec lui). J'ai même poussé l'audace jusqu'à boire un verre avec H. C'est fou non? Rencontrer un blogger en vrai! Prendre le café avec H., c'est réaliser à quel point il en sait des choses, à quel point blogger c'est un peu comme militer, que c'est aussi vachement de communication (un besoin dingue de persuasion non?) et patati et patata... En plus, grâce à son blog, tout le monde sait pour qui H, va voter le mois prochain. (un indice? c'est une femme). Ça sert vraiment à tout et à n'importe quoi un blog. Alors pourquoi pas moi?
Avant de conclure, je me sens dans l'obligation morale de dire ici (et partout ailleurs) que je ne laisse pas tomber mes carnets de bord, mais que je vais me servir de ce blog pour compléter, archiver (améliorer!) et surtout partager ma manie d'écrire (vraiment n'importe quoi).
C'est donc à mon tour de me jeter dans l'arène de la blogosphère. Je suis prête (enfin je crois).