mercredi 25 avril 2007

La procrastination et moi

Je vois d'ici la tronche de certaines personnes... Mais qu'est-ce qu'elle raconte encore comme conneries et puis d'abord c'est quoi la PRO-CRASSE-TI-NATION? Pour aller vite, et surtout pour faire simple (sinon après je mélange tout et n'importe quoi!), la procrastination, c'est la triste habitude de ne rien faire alors que le temps presse et que justement tout reste à faire... C'est un ensemble de petites manies (de sales habitudes oui!) des façons de faire qui exaspèrent les gens "normaux". Après avoir cité Gide (ça,c'était histoire d'avoir l'air intéressant), je vais revenir à des citations qui me correspondent plus. Valérie Lemercier a dit lors d 'une récente interview pour une revue psychologisante (à mort!) : "Je ne suis pas bizarre puisque je veux être normale". Simple, précis et efficace comme citation, non? Tu auras naturellement déduit chère lectrice (ou lecteur) que telle VL, je ne me considère pas (plus) comme "anormale". Et ceci, depuis que j'ai réalisé à quel point tout le monde autour de moi joue à avoir l'air "normal"! (petite précision, ceux qui ont l'air les plus normaux sont bien souvent les plus dangereux...il faut juste le savoir, et je préfère te prévenir.) Il faut quand même que je t'explique comment j'ai réussi à mettre un nom sur ce mal mystérieux dont j'étais gravement atteinte, je parle bien sûr de la procrastination (nommer tu sais, c'est reconnaître l'existence de quelque chose et c'est vachement important crois-moi!). T'as entendu parler de F.Weyergans, lauréat du prix goncourt l'année dernière pour son roman "3 jours chez ma mère"? L'auteur raconte comment il n'arrive pas à pondre le roman que lui demande son éditeur, et surtout, il nous explique ce qu'est la procrastination. Pour lui, c'est l'organisation d'un long week-end chez sa mère, un moment imaginé tous les jours face à sa feuille blanche, un séjour rêvé, idéalisé mais jamais réalisé... La procrastination, c'est ptêt finalement pas si grave que ça en a l'air n'est-ce pas? C'est juste un de ces multiples blocages d'ordre psychologique tu me diras; Sûrement. Je te répondrai que là ou ça devient grave (et handicapant), c'est lorsque l'on passe pour quelqu'un que l'on n'est pas (au choix, une fainéante, une égoiste, une menteuse, une manipulatrice...). En gros, celle qui promet tout le temps et qui ne fait jamais. Pour illustrer encore plus clairement, je dirai même que si j'avais fait ce que j'aurai dû faire, si j'avais été celle que je voulais être, si j'avais soigné ma procrastination galopante, et bien je serai peut-être un peu moins chiante... Et M. ne m'aurait peut-être pas dit: "it's over, but life goes on" Je me suis dit à moi même "Pauvre conne".

dimanche 15 avril 2007

"Versailles" Made in Bled

Extraits, Géo Histoire "Corsetée de murailles, Meknès (550.000 âmes) et sa médina dominent l'Oued Boufekrane et les plateaux du Sais, entre le Moyen-Atlas au sud et le pré-Rif au nord." La cité royale conçue par Moulay Ismail est inscrite au Patrimoine de l'Unesco depuis 1996 (ah bon? quelle bonne nouvelle!). Moulay Ismail (1646-1727), c'est le 2ème souverain de la dynastie des Alaouites, celui qui va décider à 26 ans de "bâtir une cité si belle qu'elle le propulserait vers la légende" et pour réaliser son (doux?) rêve, il choisit Meknès ("ville" fondée au 10ème siècle). Si certains historiens ont qualifié Meknès de Versailles marocaine, c'est à cause d'une anecdote que je vais m'empresser de raconter ici: "Le Sultan voulait épouser une fille légitimée de Louis XIV, Anne-marie de Bourbon, princesse de Conti, dont Ben Aicha, son ambassadeur à Versailles, lui avait vanté les mérites. Le mariage ne s'est pas fait, mais le Roi-Soleil a offert ses pendules en retour!" (Bon ok, l'anecdote est sympa mais pas de chance pour la cité d'à côté qui fut pillée pour bâtir la ville royale, il s'agissait en l'occurence de Volubilis.) Y a même eu Pire mais tu t'en doutes un peu non? Allez réflechis, tu vas trouver... Et oui, moi aussi j'essaie (Clin d'oeil au passage à A. et au pingouin voyageur) de comprendre d'ou je viens donc qui je suis...Tu me suis? (Et ça, c'est pas si vieux...comme anecdote!) Et si je t'en cause aujourd'hui, ici, c'est pas simplement parce que j'ai lu et revu le géo ce WE, c'est aussi parce que c'est là-bas que je suis née il y a (déjà!) 30 ans. Pour terminer, je tiens à te dire cher lectrice que si tu n'aimes pas l'Histoire et que tu préfères les jeux vidéos, ben je te conseille de t'initier à Caesar (jeu dont le but ultime est de parvenir à être nommée gourverneuse d'une province romaine...tout en s'attirant les grâces (les multiples rackets) de César, et tu verras à quoi pouvait ressembler la société romaine. Attention, c'est pas si simple que ça, pour gagner à ce jeu, faut bien comprendre ce qu'on attend de toi! Pour accéder au Pouvoir suprême, il faudra que tu construises un forum, des bains publics, un Capitole, des maisons pour loger le peuple qui vient d'on ne sait jamais trop ou (et par vagues successives en plus!). Il faut également leur construire des temples, booster le Capital, je veux dire le commerce, cultiver des oliviers...Tu vois le genre quoi? Tu verras, c'est fou comme ils courent vite les petits personnages pour venir se mettre à l'abri chez toi dans ta province romaine... (Est-il bien nécessaire de te dire que j'ai fini par me mettre à dos César et ses gros bras?) Donc finalement, si tu a besoin de réviser cette période de l'Histoire ou tout simplement si Dieu t'a donné la flemme de lire des livres d'Histoire, c'est pas bien grave, tu peux toujours télécharger Caesar ou Age of Empires...(celui là c'est si tu préfères d'abord connaître la fin de l'histoire.)

dimanche 8 avril 2007

"Elle passe"

Je n'ai pas trouvé le temps cette semaine pour écrire (enfin sur le blog pas sur mes carnets). M. est rentré du Costa Rica et j'avoue passer la majeure partie de mon temps libre (après 19h!) avec lui. Mais bon, je n'ai pas ouvert ce blog pour parler de lui mais pour parler de moi. Donc en ce qui me concerne, cette semaine, j'ai lu quelques passages du journal d'André Gide et je peux te dire que sa quête permanente d'authenticité, son besoin de s'affranchir des contraintes morales et puritaines, sa soif de vivre "vrai", son amour de la liberté, et bien tout ça, ça me touche énormément... Si je te dis que Gide est antifasciste, anticolonialiste, anti-stalinien et que Malraux a dit de lui qu'il était un "contemporain capital" (merci la Pléiade), je crois que j'aurai dit l'essentiel de ma semaine. Cette semaine, c'était Gide, M. et moi... Mais cette semaine, c'était aussi l'inquiétude liée à la maladie de mon père. Les coups de fils à ma mère... Un putain de sentiment de culpabilité lié à l'éloignement. Envie de partir en WE dans le sud pour embrasser mon papa, lui dire que tout va bien se passer, que la maladie c'est comme la vie, faut faire avec, qu'on n'a pas le choix! Pour finir, je laisserai Gide lui dire que "Chaque âge est capable d'une perfection particulière"... Et je le serrerai fort dans mes bras.