mardi 3 juillet 2007

Etre ou ne pas être de gauche?

C'est quoi être de gauche dans "la France d'après"? J'ai lu un article posté sur un blog et j'ai trouvé cette définition de Deleuze particulièrement juste. Alors Raphael? C'est quoi être de gauche? Lis donc ça...on en reparle! « C’est d’abord une affaire de perception. Ne pas être de gauche, c’est quoi ? c’est un peu comme une « adresse postale ». Partir de soi, la rue où l’on est, la ville, le pays, les autres pays, de plus en plus loin. On commence par soi et dans la mesure où on est privilégié et où on est dans un pays riche, on se dit « Comment faire pour que la situation dure ? ». On sent bien qu’il y a des dangers et que cela ne va pas durer. Oulala la Chine …comment faire pour que l’Europe dure encore, etcetera. Etre de gauche, c’est l’inverse. C’est percevoir d’abord le pourtour des choses. Le monde, le continent, l’Europe, la France, la rue de Bizerte, moi. C’est un phénomène de perception, percevoir d’abord l’horizon. Ce n’est pas par générosité, ni par morale, c’est une question d’adresse postale. Tu vois à l’horizon, tu sais simplement que cela ne pourra pas durer, ces milliards de gens qui crèvent de faim et cette injustice absolue. On considère que ce sont là les problèmes à régler. Et ce n’est pas se dire simplement : il faut diminuer la natalité. C’est trouver des arrangements, les agencements mondiaux. Etre de gauche, c’est souvent que les problèmes du tiers monde, sont plus proche de nous que les problèmes de notre quartier. C’est vraiment une question de perception. Pas de belle âme. C’est ça d’abord être de gauche pour moi».

1 commentaire:

Unknown a dit…

effectivement être de gauche, ce n'est pas être généreux ou charitable, on laisse ce blanchiement de conscience à la droite et à l'église. être de gauche c'est se battre pour la solidarité et l'égalité et avoir l'espoir que l'on peut transformer le monde...