mardi 18 septembre 2007

La quadrature du cercle

Il dit de moi que je suis la reine de l'esquive, que je refuse de grandir et que je nourris mon syndrome Peter Pan. Il dit encore que je manque de délicatesse dans mes propos et que je lui rappelle les héroines de Virginie Despentes; des filles révoltées, incapables de se résigner, agitées et toujours dans l'urgence! Il me demande d'ailleurs quelle est l'urgence. Il rajoute qu'il ne me sent pas prête, que je suis désenchantée et que j'ai oublié mes rêves. Quand je lui parle de tout et de rien, il me demande souvent quel est le rapport. Ensuite il me parle de sa vision de l'amour. Une vision quelque peu capitaliste selon moi. Je ne me gêne pas pour le lui faire remarquer. Il qualifie ça d'exigence et me parle d'un cap à franchir et du temps que cela nécessite... Selon lui, je devrai penser à arrêter mes enfantillages mais il me demande 20 fois: "c'est quoi l'adresse de ton blog?". J'ai fait la sourde oreille 19 fois, la 20ème fois, je lui ai répondu qu'il y avait déjà trop de passage et que ça n'allait pas être possible. Il a continué à parler d'Amour, et ça m'a fait marrer. C'était presque gnangnan. Ça l'a énervé, il m'a fait remarquer sèchement que s'écouter et écouter l'autre dans une relation amoureuse, c'était un Travail. Il m'a traité de niaise parce que je continuais à rire. Et il a terminé en me disant que de toute façon maintenant il ne serait jamais très loin... Quel rapport? Tempête sous un crâne.

mercredi 12 septembre 2007

Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil

Chasseuse de textes, en quête de renaissance. Ma seconde vie a failli me tuer et pour de vrai! Plus rien n'est pareil. Le cri des mouettes a été remplacé par celui des corbeaux. Maâlich! L'amour de celui qui donne est plus fort que la haine de celui qui (re) prend. C'est le dollar en guise de gri-gri qui me l'a dit! Grâce à Lui, aujourd'hui, je me réjouis de la disparition de mon ancien moi (et je te parle pas de mon psy quand je dis lui...). Scénario digne d'un "cold case" spécial université, et hop! Retour dans le passé mais "pour de vrai". Ce we avec Lui, j'ai fait de la balançoire, jeté des pierres dans un jardin, trempé mes pieds dans une rivière, j'ai lu, me suis souvenue, parlé, écrit, mots-fléchisé. Et je me suis rappelé d'une vieille leçon (vieille de 10 ans) apprise trop tôt et à l'arrache. Parfois un être humain peut en blesser un autre par le seul fait d'exister et d'être lui même. C'est con hein?