vendredi 25 janvier 2008

La Reine Margot

Stances amoureuses de la Reine de Navarre (extraits) J'ai un ciel de désir, un monde de tristesse, Un univers de maux, mille feux de détresse, Un Etna de sanglots et une mer de pleurs. J'ai mille jours d'ennuis, mille nuits de disgrâce, Un printemps d'espérance et un hiver de glace ; De soupirs un automne, un été de chaleurs. Clair soleil de mes yeux, si je n'ai ta lumière, Une aveugle nuée ennuitte ma paupière, Une pluie de pleurs découle de mes yeux. Les clairs éclairs d'Amour, les éclats de sa foudre, Entrefendent mes nuits et m'écrasent en poudre : Quand j'entonne mes cris, lors j'étonne les cieux.... Belle âme de mon corps, bel esprit de mon âme, Flamme de mon esprit et chaleur de ma flamme, J'envie à tous les vifs, j'envie à tous les morts. Ma vie, si tu vis, ne peut être ravie, Vu que ta vie est plus la vie de ma vie, Que ma vie n'est pas la vie de mon corps ! Je vis par et pour toi, ainsi que pour moi-même ; Je vis par et pour moi, ainsi que pour toi-même : Nous n'aurons qu'une vie et n'aurons qu'un trépas. Je ne veux pas ta mort, je désire la mienne, Mais ma mort est ta mort et ma vie est la tienne ; Ainsi je veux mourir, et je ne le veux pas !...

dimanche 20 janvier 2008

Scene crime

Sur la Place Verte un stylo vert. Des cendriers en résistance. Lady K et tout son univers, Mejsa et son pragmatisme, Tania et son foetus, Emi et sa TS. Toutes en manque de lithium... Trentenaires névrosées au coeur hypertrophié. Le combat continue dans l'arène urbaine. Un atelier d'artistes, vandales wanted car dans leurs veines coulent toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. La Rumeur comme un cri de fureur. Mettre tout son coeur à l'outrage comme eux et avec eux! Rap militant, énervé et bien énervant. Indigeste pour les petits bobos et autres vieux fachos. Règlements de comptes et nuits torrides, l'amour comme une lutte sans merci ou "le bonheur n'est que du chagrin qui se repose"... Envies d'ailleurs, de choses meilleures. Rêves de voyages, d'exil sauvage. Sauter de très haut ne me servira à rien car jusqu'ici malgré la haine, tout va bien. De belles rencontres (improbables) chaque soir que Dieu fait, des retrouvailles et des disparitions. La vie s'imprime en attendant de penser/ (re) panser mes plaies. En arrêt maladie, on retrouve goût à la vie même si la douleur s'efface difficilement comme on efface difficilement des tags de bombes au goudron très haute température.

jeudi 10 janvier 2008

La mort n'est rien...

D'après Saint Augustin,tu sais, la mort n'est rien. Je suis seulement passé de l'autre côté. Je suis moi. Tu es toi. Ce que nous étions l'un pour l'autre, nous le sommes toujours. Parle-moi comme tu l'as toujours fait. N'emploie pas un ton différent. Ne prends pas un air solennel ou triste.Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Prie, souris, pense à moi, prie avec moi. Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre. La vie signifie toujours ce qu'elle a toujours signifié. Elle est ce qu'elle a toujours été: le fil n'est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de ta pensée Simplement parce que je suis hors de ta vue? Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin. Tu vois, tout est bien. Tu retrouveras mon coeur, tu en retrouveras les tendresses épurées.
Essuie tes larmes et ne pleure pas si tu m'aimes.