lundi 17 mars 2008

Allégeance?

Dans les rues de la ville il y a mon amour.
Peu importe où il va dans le temps divisé.
Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler.
Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima?
Il cherche son pareil dans le voeu des regards.
L'espace qu'il parcourt est ma fidélité.
Il dessine l'espoir et léger l'éconduit.
Il est prépondérant sans qu'il y prenne part.
Je vis au fond de lui comme une épave heureuse.
A son insu, ma solitude est son trésor.
Dans le grand méridien où s'inscrit son essor, ma liberté le creuse.
Dans les rues de la ville il y a mon amour.
Peu importe où il va dans le temps divisé.
Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler.
Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima et l'éclaire de loin pour qu'il ne tombe pas?
René Char

vendredi 7 mars 2008

Message Posthume

Le poster de Sugar Ray
Lofofora
Portishead
La pelouse de la fac
Nos baisers allongés
Ton lit
Ton vélo pourri
Ton pull de Breton
Le psychopate et moi
Qui fait le mauvais choix
Maintenant tu sais que je l'ai amèrement regretté
Ce fameux 7 Juillet
10 ans plus tard
Nos retrouvailles
La balancoire
Ma tristesse
Ta mélancolie
Notre soif de liberté
Puis ton suicide
Je pense souvent à toi
Tu me manques
Lis-tu mon blog au paradis?
Ta reine de l'esquive

jeudi 6 mars 2008

Aux urnes galériens!

L'Etat est le plus froid des monstres froids. Il ment froidement ; et voici le mensonge qui s'échappe de sa bouche : "Moi l'Etat, je suis le peuple." Friedrich Nietzsche