lundi 26 mai 2008

Leçon (la suite)

" La violence qu'on se fait pour demeurer fidèle à ce qu'on aime ne vaut guère mieux qu'une infidélité. "
La Rochefoucauld

mercredi 21 mai 2008

Lady K

Lady K fait des fautes d'orthograff sur les murs
Elle écrit des haiku à la nuit tombée
Et se trimballe avec une ombrelle japonaise.
Lady K a la grande classe
La classe avec un grand K
K comme cas social-e très très spéciale.
Lady K et moi, c'est des discussions qui durent des heures
Des ateliers d'écritures et de crabouillage à même le sol
Des clopes et des thés-pignons.
Des heures de marche dans les rues de Paris
Marathonienne malgré elle
Elle court toujours
Mais après quoi?

mardi 20 mai 2008

Girl Power

En Angola, on organise un super concours de Miss unijambistes (merci les mines antipersonnel).
On s'amuse comme on peut...
A Kaboul, une jeune styliste afghane (Mina Sherozy) transforme de sinistres burka en pur objet de désir!
Le grillage (pour ta culture, on appelle ça la "réjila") destiné à masquer le regard se retrouve sur le décolleté et le tout forme une petite robe très sexy.
On rêve comme on peut...
En Inde, des femmes de la caste des Intouchables s'organisent et décident de se la jouer justicières en Sari.
Rose le sari, véridique.
C'est le Gulabi Gang et crois-moi, elle rigolent pas.
L'union fait leur force (enfin surtout leurs bâtons!).
On se défend comme on peut...

mercredi 14 mai 2008

La loose?

Ce blog est déprimant.
1 an à peine et déjà sénile...
J'ai relu mes 1ers post ou j'essayais d'être drôle, cool mais pas trop, bref c'est loupé.
J'ai commencé ce blog en mars 2007 lorsque M. est parti en vacances au Costa Rica (sans moi).
Jusqu'à son retour en avril, je ne pouvais pas imaginer ce qui allait m'arriver.
La rupture (brutale, violente) alors que ça faisait 3 ans que nous étions inséparables.
La chute! la loose absolue...
Game over.
Il avait décidé "d'arrêter de m'aimer"...
Je ne pouvais tout simplement pas y croire, encore moins l'accepter.
Du coup, sur mon blog, pour me défouler, j'écrivais des choses très dures sur lui, l'amour, la vie de merde et ses emmerdes.
Il avait l'adresse et je savais qu'il lirait.
En Juin, complètement stone (lexomil and co) et déprimée, j'ai essayé de sortir, de l'oublier, de m'intéresser à d'autres mecs.
Impossible.
Le plus bizarre, c'est que M. savait que j'étais une lectrice assidue du blog d'Ada (le pot de mousse) et que c'etait elle qui m'avait donné envie de me lancer.
Ce que j'adorais dans son blog, c'était sa vie trépidante, nerveuse, libre.
Son histoire d'amour avec le CCC me permettait de m'identifier à elle.
Et voilà qu'un soir, dans un bar ou je buvais des mojitos avec une amie pour oublier ma douleur (mais boire quand on gobe un tas de petits comprimés appelés anxiolitiques ou AD, c'est une très très mauvaise idée!), je fais la rencontre inattendue voire improbable: le CCC.
Grosse gaffe, la loose absolue...
Cette histoire m'a perturbé tout en me confortant dans l'idée que le hasard n'existait pas.
En Août, je décide de regarder derrière moi, de me souvenir de qui j'étais il y a 10 ans.
D'essayer de comprendre pourquoi je vivais si mal le fait d'être abandonnée par M. alors que j'avais été la pire des garces avec les mecs depuis le début de ma vie "amoureuse".
Et là, je cherche à retrouver S., un de mes 1ers ex à qui j'avais brisé le coeur en mille milliards de morceaux. C'était il y a 10 ans, à la fac à Montpellier.
10 ans déjà putain!
Je trouve le téléphone de son petit frère qui devait avoir à peine 10 ans à l'époque.
Le petit frère a grandi, j'ai débusqué son phone sur un forum anti OGM et pro-décroissance.
J'appelle sans réfléchir.
Je me présente vite fait sans trop bafouiller et je lui dit qu'il ne doit pas se souvenir de moi, vu qu'il était petit etc etc...
Si si, il s'en souvient très bien.Hum, hum!
Je demande des nouvelles de son frère (S) et là, il me dit qu'il est juste à côté de lui: il me le passe.
C'était intense comme flasback.
Nous avons décidé de nous revoir et après quelques échanges de sms, le rdv est pris en Vendée.
Il était devenu palefrenier au Puy du Fou (!) et ne supportait quasiment plus que la présence des chevaux autour de lui...Hum, hum...
Nous avons passé un délicieux WE, très chargé en émotions.
(va lire Au Sud de la Frontière, à l'Ouest du Soleil)
Sur le quai de la gare, en le laissant, j'ai eu comme un pressentiment et j'ai pleuré.
J'ai gardé le texto ou je lui disais que j'avais l'impression que je ne le reverrai peut-être plus jamais...
Je ne le reverrai jamais.
Il s'est suicidé le 14 décembre.
En janvier, pétage de plomb de l'extrême avec M., notre relation était en phase de décomposition avancée.
Envie de faire le saut de l'ange.
Arrêt sur images pourries, on coupe les ponts.
On construit un mur.
J'efface son n° mais je continue à scruter ses allées et venues sur mon blog.
Il vient régulièrement et j'en profite pour lui faire passer quelques leçons de vie. Genre.
Je l'ai recroisé mi-avril alors que je commençais à me résigner et à rêver à ma nouvelle vie d'être assexué.
C'est raté.
La vie est courte et grâce à S., j'ai compris que M. devait savoir la vérité.
Quand on aime quelqu'un, il faut lui dire, en prendre soin, on ne sait jamais.Pas de faux-semblants, de stratégies ou autres techniques militaires.
Je l'aime toujours.
Bien plus encore et pour longtemps.
C'est dit, c'est fait, c'est si simple.
Lui aussi m'aime toujours.
Entre temps, il est reparti au Costa Rica.
Ironie du sort ou message à interpréter?
Rien ne se perd, tout se transforme.
Surtout les Hommes.