Il y a un an exactement, je traînais ma douleur dans les rues du 20ème, du côté de Ménilmontant.
Cette période me semble aujourd'hui très loin et en même temps pas tant que ça...
L'année dernière à cette époque, je guettais quotidiennement les statistiques de mon blog pour savoir si M. était venu lire mes malheurs.
Lorsque je reconnaissais son adresse IP, mon coeur se serrait et toute ma peine remontait instantanément à la surface de mes yeux.
Surface qui ne ressemblait d'ailleurs plus à grand chose tellement j'étais défaite de tristesse.
Mais de funky couscous en soirées arrosées, j'ai finalement rencontré les habitants du "Phenix", tu sais, ceux qui parviennent toujours à renaître de leurs cendres.
Et à leur contact, ma douleur se transformait le plus souvent en stupéfaction.
Quoi?
Encore plus malheureux que moi?
Et je crois que c'est ça que je trouvais si bon...
Aujourd'hui encore lorsque le feu de la discorde recommence à crépiter, c'est là-bas que je retourne me réfugier.